mercredi, mai 26, 2010

Prêts hypothécaires: 4 conseils pour acheter sans s'étouffer

Si on écoutait les conseils de certaines institutions financières, on pourrait s'endetter jusqu'au cou! Voici cinq conseils pour ne pas s'étouffer avec les paiements hypothécaires.

1- Pensez à vos projets

Dans vos prévisions budgétaires, n'oubliez pas vos projets des prochaines années. Voulez-vous des enfants ? Devrez-vous acheter une nouvelle voiture ? Demandez-vous également si vous aurez assez d'argent pour vous débrouiller en cas de perte d'emploi.

2- Vérifiez vos protections

Comment ferez-vous pour payer votre prêt si vous ou votre conjoint décédez ou tombez malade ? Vérifiez quelle protection vous offrent vos assurances collectives, s'il y a lieu. L'institution financière auprès de laquelle vous prendrez votre prêt hypothécaire tentera sans doute de vous vendre des polices d'assurance. Toutefois, rien ne vous empêche de magasiner auprès d'assureurs qui ne sont pas liés à l'institution prêteuse.

3- Choisissez le bon taux

Selon le courtier hypothécaire Daniel Lebœuf, il est généralement préférable d'opter pour un prêt hypothécaire à taux fixe plutôt que variable pour un premier achat. Comme les taux sont bas actuellement, il s'agit sans doute de la meilleure décision à prendre. Vous aurez ainsi une plus grande stabilité budgétaire. Si vous optez pour un prêt à taux variable, vérifiez si un taux plafond est prévu au contrat et évaluez si vous seriez capable de faire vos paiements hypothécaires à ce taux.

4- Magasinez!

Magasinez votre prêt hypothécaire. Il peut être négocié : certaines institutions vont même jusqu'à payer une partie ou la totalité des honoraires du notaire. Vous pouvez aussi faire affaire avec un courtier hypothécaire. Ce dernier tentera d'obtenir pour vous un prêt aux meilleures conditions possible auprès de plusieurs institutions financières.

A bientôt, avec de nouveaux conseils!!!

Maison : la ville ou la banlieue?

Le travail, les enfants, la qualité de vie, autant d'aspects que l'on doit considérer quand vient le temps de choisir où habiter. La ville ou la banlieue? Pourquoi faire le choix de l'un ou l'autre?

L'environnement ou la proximité des services, plusieurs considérations sont importantes pour le choix de l'endroit où l'on vit.

Acheter une maison ou un condo à Montréal, c'est coûteux. Pour le même prix, il est possible d'avoir en banlieue une maison plus grande et un terrain. Mais d'autres enjeux entrent en ligne de compte, qui font qu'il n'est pas si certain que la banlieue soit plus économique. Tout dépend de ce que l'on veut comme environnement.

Émilie et Félix, un jeune couple de professionnels, viennent d'acheter un grand 5 ½ dans le quartier Rosemont, à Montréal, où ils habitent depuis quelques années en appartement. Ils étaient prêts à acheter, pour être ensemble et pour fonder une famille. Émilie explique son choix : «Le fait qu'on reste en ville fait que nous n'avons besoin que d'une voiture.» Félix rajoute : «Il était hors de question que je passe des heures interminables dans le trafic. Pour moi, c'est essentiel que je puisse me rendre à mon travail en prenant les transports en commun». Émilie travaille à Laval, mais tenait tout de même à rester en ville : «Tous nos amis sont ici, et en plus, rester en ville nous garde en forme».

Il est vrai que les citadins se déplacent beaucoup à pied, soit pour faire des courses ou pour se rendre au travail. Vivre en banlieue exige souvent d'avoir deux véhicules. La CAA (L'Association canadienne des automobilistes) évalue qu'une auto neuve coûte environ 9000 $ par année. Multipliez par deux et cela revient à une dépense non négligeable. De plus, si la banlieue offre une plus grande maison et un terrain, le tout demande plus d'entretien, et donc, plus de dépenses.

D'autres choisissent par contre la banlieue justement pour l'espace et le travail. C'est le cas de Mélanie, qui a choisi de vivre dans une maison à Blainville, où elle travaille. La jeune avocate s'est rapprochée de son travail, tout comme son conjoint, qui travaille pour sa part à Ste-Agathe. Cela lui prend vingt minutes de voyagement, dans le sens contraire du trafic, ce qui lui évite les embouteillages. «Nos deux familles habitent aussi en banlieue», explique Mélanie. «Nous aimons habiter en banlieue. Nous avons quand même tous les services à proximité, mais avec plus de tranquillité, sans le bruit de la ville. C'est le meilleur des deux mondes», confie Mélanie. Elle soutient qu'elle aime Montréal, mais apprécie le fait de pouvoir choisir quand elle y va. Elle a une cour, ainsi que deux étages dans sa maison, ce qu'elle ne trouvait pas à Montréal. «C'était important pour moi d'avoir un jardin et de l'espace, et, pour le même prix, on ne trouvait pas en ville», dit-elle.

La maison de Mélanie a coûté 250 000 $. Le condo de Félix et Émilie, 25 000 $ de plus. Mais Mélanie a deux voitures, deux étages et un terrain à entretenir. Malgré l'espace plus restreint, Émilie ne s'en plaint pas : «Nous n'avons pas besoin de plus grand. Nous avons suffisamment d'espace ici, même avec un enfant. Et si cela ne nous convient plus, rien n'empêche de revendre et de bouger dans quelques années». Même si l'investissement d'un logement se fait souvent dans l'optique du long terme, le marché immobilier est en constante évolution et il n'est pas difficile de revendre une propriété à un prix plus élevé qu'au moment de l'achat.

Comment faire le bon choix?

Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement, plusieurs critères sont à observer pour choisir un quartier, notamment pour qu'il soit durable et attrayant. On peut entre autres rechercher une ambiance de village (si c'est ce qu'on recherche), le fait d'en avoir pour son argent (selon ces besoins), un quartier sûr, un quartier vert et un milieu de vie sain.

La tendance est aussi de choisir une localisation, et si possible, un logement «vert», c'est-à-dire qui se préoccupe des aspects environnementaux, comme offrir des services de proximité qui évitent d'avoir à prendre sa voiture, des maisons jumelées qui rendent le chauffage plus efficace, et des endroits desservis par les transports en commun.

Avec l'allongement de la ligne de métro orange à Laval, plusieurs promoteurs immobiliers développement présentement des projets d'habitation à proximité des nouvelles stations de métro, ce qui contribuerait à attirer les gens en banlieue.

Côté budget, comme la SCHL le recommande, il faut se poser des questions essentielles au moment de l'achat d'une propriété, peu importe où, comme : est-ce que j'ai les moyens d'accéder à la propriété? Est-ce le bon choix pour moi? Combien cela va-t-il réellement me coûter? Quel genre de maison devrais-je acheter?

L'important, c'est de choisir un endroit qui répond à nos besoins, et qui permet d'avoir une belle qualité de vie sans se ruiner.